Restauration d’un ensemble statuaire

Ensemble statuaire remarquable comme il y en a dans de nombreuses petites communes, celui ci à été restauré ces mois derniers et reposé en place.

Sise dans l’Eure, près de saint André de l’Eure, cette petite commune à entrepris une importante campagne de restauration de l’église et à poursuivi la sauvegarde de son patrimoine par la restauration des statues de l’église. D’époques différentes, 14ème au 17ème, elles sont toutes en bois, sauf la statue de Sainte Marguerite en terre cuite et celle de Saint Sébastien en pierre calcaire et plâtre.

Les voici ci dessous avant et après la restauration.

De gauche à droite : Ste Marguerite, St Méen, St Jean-Baptiste, Crucifixion: Jésus crucifié entouré de la Vierge et de St Jean, St Michel (les ailes ont disparues), St Sébastien, St Eterne (où Martin)

Comme toujours, la restauration est avant tout la sauvegarde de ce qui existe, la consolidation de ce qui est fragilisé, matière, structure, surface; la réintégration d’altérations visuellement ou structurellement gênantes et l’harmonisation de l’aspect visuel. Cela passe par des nettoyages, la dé-restauration d’interventions anciennes, des imprégnation de résines spécifiques à la restauration, les masticage de lacunes, les retouches des polychromies, etc…………….

Sur les dessins ci dessous (cliquez pour agrandir) vous pouvez voir: en rouge, les altérations: cassures, pertes de matières, fentes. En bleu pour Ste Marguerite le plan de joint des deux éléments en terre cuite,et pour St Sébastien les éléments rapportés en plâtre lors d’une restauration ancienne.Pour les autre statues: en bleu,vert ou rose clair, les zones attaquées et vermoulues par les insectes xylophages.

Voici donc après repose

Et pour finir un petit diaporama avant après, cliquez sur la première image.

Arlequin à l’atelier

Restauration ces mois derniers, d’une très jolie statuette d’Arlequin.

 Arrivé à l’atelier très sali, noirci par une patine abusive pour masquer des altérations et des usures, montrant des lacunes, des zones fragilisées, des repeints, et des zones oxydées…………bref, assez classique pour l’atelier, mais très jolie oeuvre.

      

 Le vêtement est entièrement doré, à l’or jaune pour l’endroit gravé de losanges ornés de petits bouquets de fleurs. Les revers sont dorés à l’or blanc recouvert d’un vernis transparent bleu. Les jambes sont elles aussi dorées à l’or blanc et les rayures réalisées avec des vernis transparent vert et bleu. Les manches, toujours de l’or blanc et de petites rayures garance et bleues.
Le nettoyage à été très délicat en raison de la fragilité de la dorure et du décor très fin.
Puis bien sûr une  phase de refixage des zones fragiles et des soulèvements suivi du masticage (stucage) des lacunes avec les matériaux spécifiques à la dorure pour pouvoir raccorder la feuilles d’or.
Au passage réintégrer une petite pointe de la coiffe.
Les étapes suivantes : couché de l’assiette, raccords de dorure, or jaune, or blanc et or vert, réintégration du décor,
et voilà!!!!
Tout simple en fait! 

Restauration du décor 18ème d’ un plafond

Quelques jours de chantier pour la restauration du décor 18ème d’un plafond.

Surprise lorsque le peintre à commencé à gratter l’enduit qui recouvrait ce plafond, un très beau décor 18ème à été découvert!

Décor de plafond 18ème
Après l’élimination de cet enduit, une belle coquille en trompe l’œil apparaissait sCoquille en trompe l’œil 18èmeur le fond peint d’un ton pierre et souligné de faux joints .

 

 

 

La restauration a consisté en un nettoyage de la coquille, au refixage du décor, à l’harmonisation de l’ensemble.coquille en trompe l’œil 18ème

Pour ce faire, les zones de l’ancien enduit qu’il n’était pas possible de purger ont été patinées et atténuées.

La coquille a été légèrement retouchée pour compléter les lacunes et la rendre lisible, puis les faux joints de l’appareillage ont été restitués.

 

Restauration d’un Aigle lutrin XVIIème.

Aigle-lutrin, état initial sur placeRécemment restauré à l’atelier : un très bel Aigle-lutrin XVIIème.

Oeuvre remarquable et en très bon état, le bois de cet aigle-lutrin à été mis à nu lors d’une intervention précédente, des traces de préparation blanche sont visibles dans les creux de la sculpture.

Aigle-lutrin, état initial en atelier

Le socle est peint d’un monochrome bleu vert très sali, ponctuellement usé et lacunaire.

Pour la restauration,rien que de très classiques opérations :

  • nettoyage de l’aigle et du trépied,
  • traitement du bois, 
  • réintégrations ponctuelles d’altérations du bois en résine Modelpast .
  • PréparatiAigle après enduction du boison du bois avant dorure par une très fine enduction, ponçages de l’enduction.
  • Couché de la gomme laque en deux passages puis de la mixtion à dorer.
  • Dorure à la feuille

Aigle après dorure

  • Patine de la dorure, retouches du monochrome du socle, et voilà!!Aigle-lutrin après restauration Aigle lutrin après repose

 

 

 

 

 

 

En ligne, une petite vidéo :