Arlequin à l’atelier

Restauration ces mois derniers, d’une très jolie statuette d’Arlequin.

 Arrivé à l’atelier très sali, noirci par une patine abusive pour masquer des altérations et des usures, montrant des lacunes, des zones fragilisées, des repeints, et des zones oxydées…………bref, assez classique pour l’atelier, mais très jolie oeuvre.

      

 Le vêtement est entièrement doré, à l’or jaune pour l’endroit gravé de losanges ornés de petits bouquets de fleurs. Les revers sont dorés à l’or blanc recouvert d’un vernis transparent bleu. Les jambes sont elles aussi dorées à l’or blanc et les rayures réalisées avec des vernis transparent vert et bleu. Les manches, toujours de l’or blanc et de petites rayures garance et bleues.
Le nettoyage à été très délicat en raison de la fragilité de la dorure et du décor très fin.
Puis bien sûr une  phase de refixage des zones fragiles et des soulèvements suivi du masticage (stucage) des lacunes avec les matériaux spécifiques à la dorure pour pouvoir raccorder la feuilles d’or.
Au passage réintégrer une petite pointe de la coiffe.
Les étapes suivantes : couché de l’assiette, raccords de dorure, or jaune, or blanc et or vert, réintégration du décor,
et voilà!!!!
Tout simple en fait! 

Création d’un tabernacle

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Créé par l’atelier, ce tabernacle en bois et bois carton. Les feuillages sont en étain repoussé dorés à la mixtion.

L’ensemble à été enduit avec les enduits traditionnels de dorure, puis les enduits gravés et reparés. l’intérieur est doré à la détrempe en mats et brunis, avec de l’or jaune, vert et blanc rehaussé de vernis colorés et de poudre d’argent.

L’extérieur, monochrome blanc est rehaussé de nacre.

La dorure, généralités

La dorure à la feuille est une technique ancienne.  Traditionnellement sur bois, la dorure à la feuille peut aussi être réalisée sur terre cuite, pierre, métal et aussi sur des  matériaux modernes tels que le plastique ou le verre. La feuille d’or est collée avec différents procédés.

dor_feuilles

Il est possible de tout dorer, ou presque, à la feuille. Seule contrainte : l’usage de l’objet et sur le plan esthétique, la juxtaposition visible des feuilles d’or.Toutefois les feuilles métalliques (or, argent, cuivre, aluminium) ne peuvent pas être posées sur des fonds non préparés. Très fines, les feuilles ne “masquent” pas la matière du support.

La dorure est réalisée suivant deux techniques principales : la dorure à l’eau et la dorure à la mixtion. Des procédés de décoration exceptionnels utilisant ces deux méthodes de dorure ont été inventées et développées au cours des ages. Il existe d’autres techniques de dorure permettant des réalisations sur des matériaux inattendus, ou exceptionnels.

Chaque doreur à des recettes, des procédés ou des tours de mains qui lui sont propres, mis au point pour les besoins d’un travail de dorure ou de restauration, ou par pur plaisir technique.

Les objets dorés n’avaient autrefois pas vocation à être  patinés. Le clinquant de l’apparence était  le but recherché : briller pour paraître et monter sa richesse donc son pouvoir. Faute de pouvoir réaliser des objets en or massif, la dorure à la feuille était une extraordinaire alternative au goût, à la recherche de préciosité